dimanche 21 novembre 2010

Pour nos songes jumeaux, le parfum de ton rire...

Il était une fois...

- tellement de livre à lire que si je perds mon appart, j'aurais de quoi faire un feu chaque soir pendant plusieurs mois.
- une grosse envie d'aller faire la chouille, mais aucune envie de s'inscruster...
- de gros doutes sur mes capacités propres, sur mon avenir. Je n'irais pas jusqu'à douter de mon utilité, mais on en est pas loin !
- une peur de la solitude terrible, un besoin de bruit, de vie...
- quelques potes auprès desquels je me sens relativement nulle, et qui me donne l'impression d'être le boulet du pays.
- quelques potes auprès desquels je me sens bien, j'ai l'impression d'être juste Lily... Et c'est agréable ça !

Mélanges le tout et vous aurez quoi ? Bibilibabodibou !

Aucun rapport entre le titre et le contenu de l'article. Aucun rapport entre le début et la fin de l'article.

Elle est chouette ma vie \o/

samedi 6 novembre 2010

[C'est étrange la vie parfois. Cela fait déjà plusieurs mois qu'il m'a quitté. Bientôt, je compterai son absence en année.
Pourtant, le manque est toujours là. Lancinant parfois, brûlant mon âme à petit feu. Parfois violent, bestial, déchirant tout sur son passage et ne laissant de moi qu'une poignée de cendres avec lesquels le vent s'amuse à jouer.

C'est en hiver que je ressens le plus son absence. Comme si les vents froids qui soufflent sur la ville faisaient écho à ceux, glacials, qui balayent mon cœur et me font subir mille et un tourment.

C'est étrange la vie, parfois.]

dimanche 15 novembre 2009

Elle a pas de moteur, elle pourra jamais décoller...

[Ses deux amantes.]

Blanc. Tout est blanc d'abord. D'une blancheur éclatante, magnifique, et tellement effrayante à la fois. Un monstre, un gouffre sans fin. Toute son essence vitale est bue par cette blancheur qui ne se colore pas, par ce vide qui ne se comble pas. Il se sent soudainement aussi creux que ce qu'elle est blanche. Il passe doucement sa main sur elle. Elle le brûle, mais elle l'attire. Il souffre, mais il l'aime. Perdu dans sa contemplation morbide, il ne l'entend pas arriver.

Et pourtant elle s'approche, lentement, sûrement. D'une, elle se multiplie. De plusieurs, elle s'unifie.

Puis, soudainement, il ne contrôle plus. Elle a pris le pouvoir sur ses muscles, sur son esprit. Elle s'est infiltrée, diffuse, à l'intérieur même de lui. Il ne lui reste maintenant qu'une seule idée en tête.

Obsession.

La servir.

Tout disparait. Dans leur danse morbide, ils ne sont plus que trois. Lui, et elles. Sous les ordres de l'une, il va faire corps avec l'autre. Il trempe sa plume dans l'encre et s'attelle à la tache. Muette, elle hurle de douleur sous les coups brusques qui griffent son dos. Elle perd son unité, sa blancheur enivrante, et pourtant, elle sent que par les mains habiles et aimantes de celui qui la maltraite, elle se réalise. Elle connait sa raison d'être. Les servir : lui et Elle.

Lui semble être plongé dans une transe, évidente et essentielle. De ses doigts agiles, il caresse la plume et trace à l'encre violette les courbes de celle qu'il aime sur celle qui le fascine. Dans une tension presque érotique, il s'embrase. Et, après cette union aussi brutale que passionnée, il arrête tout. Il se sent plus vivant, mais aussi plus creux que jamais.

Elle l'a quitté.

Libéré de sa douce autorité, il doute. La peur le prend à la gorge, et de ses crocs sanglants, le serre jusqu'à ce qu'il hurle d'angoisse et de douleur. Alors, il retourne auprès de sa première amante et se cache de la souffrance parmi les arabesques violettes qui tachent sa blancheur. Il est doux maintenant, amoureux, protecteur. Il la couve des yeux. Elle, si fière avant, lui appartient et ronronne comme un chaton repu.

Il respire. C'est fini. Il est soulagé.

Mais il attend qu'elle revienne. Car la servir est sa raison d'être.

Ecrire. Pour survivre.



Un monde dont tu ne t'échapperas plus...


Même une montre arrêtée donne l'heure exacte deux fois par jour...


[Avec l'aimable participation de la montre de Pascal, tombée de son sac.]

Keep the smile.




J'ai peur.
Peur, de cette peur existentielle qui vous prend à la gorge et vous glace le sang.
Peur, de cette peur générationnelle d'une jeunesse abandonnée par ses anges, qui ne sont plus capables que de précipiter dans le vide ceux qui, dans un équilibre instable, tentent de construire leur vie d'une pas chancelant, ceux qui marchent sur un fil au dessus d'un gouffre si profond qu'il hante chacune de vos nuits.

J'ai peur.
Peur, de cette peur lancinante qui ne vous lâche pas. De cette peur féline qui, tel un chat bien élevé, se love en boule sur vos genoux, plantant ses griffes dans votre chair pour vous rappeler sa présence.
Pour vous rappeler que vous lui appartenez.

Et l'on n'entend plus alors que ce bourdonnement sourd, ronronnement morbide d'un félin tortionnaire.

vendredi 23 octobre 2009

Certains devraient peut-être lire ce texte...

[Texte écrit par une vieille dame terminant sa vie en gériatrie.
Les soignants ont retrouvé cette lettre sous son oreiller après son décès...]


Que vois-tu, toi qui me soignes, que vois-tu ?

Quand tu me regardes, que penses-tu ?

Une vieille femme grincheuse, un peu folle,
le regard perdu, qui bave quand elle mange et ne répond jamais
quand tu dis d'une voix forte "essayez" et qui
semble ne prêter aucune attention à ce qu'elle fait...

Qui docile ou non, te laisse faire à ta guise,
le bain et les repas pour occuper la longue journée.

C'est ça que tu penses, c'est ça que tu vois ?

Alors ouvre les yeux, ce n'est pas moi.

Je vais te dire qui je suis, assise là, tranquille,
me déplaçant à ton ordre, mangeant quand tu veux...
je suis la dernière des dix, avec un père, une mère;
des frères, des soeurs qui s'aiment entre eux...

Une jeune fille de seize ans, des ailes aux pieds,
rêvant que bientôt elle rencontrera un fiancé...

Déjà vingt ans, mon coeur bondit de joie
au souvenir des voeux que j'ai fait ce jour-là.

J'ai vingt-cinq ans maintenant et un enfant à moi,
qui a besoin de moi, pour lui construire une maison...

Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite;
nous sommes liés l'un à l'autre par des liens qui dureront...

Quarante ans, bientôt il ne sera plus là,
mais mon homme est à mes cotés et veille sur moi.

Cinquante ans, à nouveau jouent autour de moi des bébés.

Nous revoilà avec des enfants, moi et mon bien-aimé.

Voici les jours noirs, mon mari meurt.

Je regarde vers le futur en frémissant de peur
car mes enfants sont très occupés pour élever les leurs
et je pense aux années et à l'amour que j'ai connus.

Je suis vieille maintenant et la vie est cruelle et
elle s'amuse à faire passer la vieille pour folle.

Mon corps s'en va.
Grâce et forme m'abandonnent.

Et il y a une pierre là où jadis il y avait un coeur.

Mais dans cette vieille carcasse, la jeune fille demeure.

Le vieux coeur se gonfle sans relâche.
Je me souviens des joies et des peines.
Et à nouveau je revis ma vie et j'aime ..
Je repense aux années trop courtes et trop vite passées
et accepte cette réalité implacable.

Alors, ouvre les yeux, toi qui me regarde et qui me soigne.

Ce n'est pas la vieille femme grincheuse que tu vois...

Regarde mieux et tu verras...

samedi 14 mars 2009

...

Je m'en remets à l'arbre monde...